LES 5 ÉVIDENCES BOUDDHISTES POUR AVANCER DANS SA VIE

Toute vie est composée d’évènements heureux ou malheureux, de situations faciles à vivre ou compliquées à aborder, d’instants d e contraction ou de déploiments. Et nous pouvons avoir des réticences à accueillir les difficultés , ne pas savoir comment faire, nous sentir submerger, peut-être même fuyons nous la situation sans même vouloir la regarder. Or, vivre une vie épanouissante, libre, éclairée et en harmonie ne se fera pas sans aborder ces obstacles quelques soient leur degré de complexités et de difficultés.

Selon la philosophie bouddhiste, pour connaître l’équanimité et goûter les bonnes heures, il est nécessaire d’accueillir tous les différents aspects de la vie, positifs et négatifs. Quand nous n’acceptons pas ou quand nous résistons aux évènements qui surgissent, nous nions la réalité et résistons aux forces naturelles de l’univers.

1/ S’INQUIÉTER NOUS ENLISE

Notre esprit est très fort à broder autour d’une problématique et à créer ainsi de l’inquiétude. Et peut-être avez-vous remarqué que notre mental ne donne que des réponses qu’il connait déjà et que bien souvent la solution ne se trouve pas forcément où on l’attend.

Dans la plupart des cas, s’inquiéter est une perte de temps et d’énergie.

Alors vous pouvez tenter de rester dans le moment présent sans juger ce que vous vivez en continuant de vous investir, pas à pas.

THICH NHAT HANH

« L’inquiétude ne résout rien. Même si vous vous inquiétez vingt fois plus, cela ne changera pas la situation. En fait, votre anxiété ne fera qu’empirer les choses. Même si les choses ne sont pas comme on voudrait qu’elles soient, on peut être satisfait, en sachant que l’on fait de son mieux et que l’on continuera de le faire. Si nous ne savons pas comment respirer, sourire et vivre chaque moment de notre vie profondément, nous ne pourrons jamais aider qui que ce soit. Je suis heureux dans le moment présent. Je ne demande rien d’autre. Je n’espère pas un plus grand bonheur ni d’autres conditions susceptibles de m’apporter plus de bonheur. La pratique la plus importante est l’absence de but, et non de poursuivre les choses, ou de s’y accrocher. »

2/ POUR GOUTER LA PAIX DE L’ESPRIT, IL EST NÉCESSAIRE D’ACCUEILLIR LES SITUATIONS TEL QU’ELLES SONT ET NON VOULOIR QUE CELA SOIT AUTREMENT

La liberté, selon le bouddhisme, c’est de s’affranchir de l’étiquetage que fait en permanence notre mental sur les situations et c’est voir la réalité comme elle est.

La vérité ne réside ni dans nos croyances, ni dans nos opinions. En restant curieux nous pouvons accueillir non seulement nos idées, nos émotions et les situations quelles soient considérées comme positives ou négatives. Nous prenons ainsi du recul sur ce que nous croyons être une vérité vraie.

Etre libre c’est accepter ce qui est et continuer de nourrir, comme nous pouvons, sans juger, notre croissance d’être.

PEMA CHÖDRÖM

  • “Nous avons deux alternatives : soit nous remettons nos croyances en question, soit non. Soit nous acceptons nos versions figées de la réalité, soit nous commençons à les défier. Selon Bouddha, s’entraîner à rester ouvert et curieux, pour s’entraîner à dissoudre les hypothèses et les croyances, et la meilleure utilisation de notre vie humaine. »

3/TOUT CHANGE, TOUT EST IMPERMANENCE, ALORS AYONS CONSCIENCE D’ÊTRE LE CHANGEMENT 

Le mouvement, le changement, la transformation sont des données intrinsèques de la vie.

Quelque soit ce qui se passe tout change. Seul notre esprit, s’érigeant contre ce qui est, fixe la réalité. Et cela va à l’encontre du mouvement de l’univers qui est expansion.

BOUDDHA

  • Tous les matins nous renaissons. Ce que nous faisons aujourd’hui est le plus important. »

C’est parce que nous incarnons le changement, que nous sommes dans le mouvement, que nous évoluons librement , garant de notre source d’énergie à créer ce qui est essentiel pour nous.

Accueillir le changement nous permet de devenir responsable dans le sens de « répondre à sa vie par l’action » et de créer ainsi des changements constructifs dans notre vie.

DAISAKU IKEDA

  • Le bouddhisme soutient que tout est en constante évolution. Ainsi, la question est de savoir si nous devons accepter le changement passivement et être balayés par celui-ci ou si nous devons prendre l’initiative de créer des changements positifs de notre propre initiative. »

4/NOS EPHEMERES BONNES HEURES PRODUISENT DE LA SOUFFRANCE 

Beaucoup de gens pensent que l’excitation est le bonheur… Mais quand vous êtes excité vous n’êtes pas en paix.

THICH NHAT HANH

Le véritable bonheur est basé sur le calme intérieur. » 

Bon nombre de personnes pensent que le bonheur correspond à l’excitation, la joie…or ces sentiments sont éphémères. Et nous entrons en souffrance lorsque ces sentiments ne sont pas constants dans nos vies.

En reconnaissant ce que vous avez et qui vous êtes, une paix intérieure s’installe en vous, c’est cela le bonheur.

YUVAL NOAH HARARI

  • Selon le bouddhisme, la racine de la souffrance n’est ni le sentiment de la douleur, ni la tristesse, ni même l’absence de signification. La véritable racine de la souffrance est plutôt cette poursuite sans fin et inutile de sentiments éphémères, qui provoque un état constant de tension, d’agitation et d’insatisfaction. À cause de cette poursuite, l’esprit n’est jamais satisfait. Même s’il éprouve du plaisir, il n’est pas satisfait, car il craint que ce sentiment disparaisse bientôt, et a envie qu’il reste et s’intensifie. Les gens sont libérés de la souffrance non pas quand ils éprouvent ce plaisir éphémère, mais plutôt lorsqu’ils comprennent la nature impermanente de tous leurs sentiments et cessent de les désirer. »

5/ LA VOIE DE LA SAGESSE QUI RÉDUIT LA SOUFFRANCE EST LA MÉDITATION 

Quand on médite, il n’y a pas à lutter contre l’esprit. Méditer est une manière de comprendre notre mental et de l’accompagner en toute bienveillance à s’ouvrir à accueillir ce qui est.

La méditation nous apprend que tout est impermanent, surtout nos sentiments. Elle nous apprend que le moment présent est tout ce qui existe. Et quand nous le réalisons vraiment, nous devenons vraiment satisfaits et heureux.

YUVAL NOAH HARARI

  • C’est l’objectif des pratiques de méditation bouddhistes. En méditation, vous êtes censé observer de près votre esprit et votre corps, vous libérer de tous vos sentiments, et réaliser combien il est inutile de les poursuivre. Lorsque la poursuite s’arrête, l’esprit devient très détendu, clair, et satisfait. Il y a toutes sortes de sentiments qui passent : la joie, la colère, l’ennui, la luxure, mais une fois que vous arrêtez de ressentir des sentiments en particulier, vous pouvez les accepter pour ce qu’ils sont. Vous vivez dans le moment présent au lieu de fantasmer sur ce qui aurait pu être. La sérénité qui en résulte est si profonde que ceux qui passent leur vie à la poursuivre frénétique des sentiments agréables peuvent difficilement l’imaginer. »

QUI SONT CES GUIDES ? 

Quand on médite, il n’y a pas à lutter contre l’esprit. Méditer est une manière de comprendre notre mental et de l’accompagner en toute bienveillance à s’ouvrir à accueillir ce qui est.

La méditation nous apprend que tout est impermanent, surtout nos sentiments. Elle nous apprend que le moment présent est tout ce qui existe. Et quand nous le réalisons vraiment, nous devenons vraiment satisfaits et heureux.

YUVAL NOAH HARARI

  • C’est l’objectif des pratiques de méditation bouddhistes. En méditation, vous êtes censé observer de près votre esprit et votre corps, vous libérer de tous vos sentiments, et réaliser combien il est inutile de les poursuivre. Lorsque la poursuite s’arrête, l’esprit devient très détendu, clair, et satisfait. Il y a toutes sortes de sentiments qui passent : la joie, la colère, l’ennui, la luxure, mais une fois que vous arrêtez de ressentir des sentiments en particulier, vous pouvez les accepter pour ce qu’ils sont. Vous vivez dans le moment présent au lieu de fantasmer sur ce qui aurait pu être. La sérénité qui en résulte est si profonde que ceux qui passent leur vie à la poursuivre frénétique des sentiments agréables peuvent difficilement l’imaginer. »

THICH NHAT HANH

Thích Nhất Hạnh (Nhất Hạnh, en vietnamien, Thích étant un titre1), né Nguyễn Xuân Bảo le 11 octobre 1926 à Huế, dans la province de Thừa Thiên-Huế, Vietnam, est un moine bouddhiste vietnamien militant pour la paix. Il est un des initiateurs du bouddhisme zen en Occident les plus connus

En 1942, il entre au monastère thiền de Từ Hiếu. Il est ordonné moine en 1949. Il quitte son monastère peu après pour s’installer dans un temple abandonné de Saïgon. De 1960 à 1963, il étudie les religions comparées à l’université de Princeton (États-Unis). En 1964, il fonde l’université bouddhique de Vạn Hạnh.

1966 : exil en Occident. Son combat pacifique, entamé durant la guerre du Viêt Nam, lui vaudra d’être proposé par Martin Luther King pour le prix Nobel de la paix en 1967. Réfugié politique en France depuis 1972, il dirige une branche du bouddhisme zen qui prône la pleine conscience de l’être.

Dans les années 1976 à 1978, il apporte de l’aide aux boat people.

Par des invitations concrètes comme la marche de la Pleine conscience, Thích Nhất Hạnh enseigne l’art de vivre pleinement et met l’accent sur la vigilance et l’attention. 

Il réside au centre bouddhique du village des Pruniers en Lot-et-Garonne, qu’il crée en 1982, avec la moniale Chân Không. Il donne également des enseignements à travers le monde.

En 2005, il retourne au Vietnam pour la première fois depuis 39 ans.

YUVAL NOAH HARARI

Né le 24 février 1976 a Kiryat Ata, est un historien et professeur d’histoire israélien, auteur du best-seller international Sapiens : Une brève histoire de l’humanité et de sa suite Homo Deus : Une brève histoire de l’avenir. Il enseigne au département d’histoire de l’université hébraïque de Jérusalem.

Harari pratique la méditation Vipassana telle qu’enseignée par S. N. Goenka et ses assistants-enseignants, dans la tradition de Sayagyi U Ba Khin. Son livre Homo Deus est d’ailleurs dédié à son maître S. N. Goenka. Il médite deux heures par jour et fait souvent de longues retraites.

Harari se dit végétalien, et le sort des animaux, en particulier des animaux d’élevage, est traité à plusieurs reprises dans ses ouvrages.

Il est homosexuel, ce qui lui permet selon lui « de remettre en question les idées reçues », et vit avec son conjoint et manager Itzik Yahav dans le moshav (communauté agricole coopérative) Mesilat Zion près de Jérusalem,

Ses conférences en hébreu sur l’histoire du monde ont été visionnées par des dizaines de milliers d’internautes en Israël. Yuval Harari propose également en 2014 une série de cours en ligne gratuits en anglais (MOOC) intitulée « A Brief History of Humankind ». Plus de 100 000 personnes y sont d’ores et déjà inscrites. Harari a pu se faire connaître dans le monde entier par le biais de ses Ted talks.

Le 11 septembre 2017, il rencontre Emmanuel Macron à l’Élysée et évoque avec lui la crise de la démocratie, avant de donner une conférence au Collège des Bernardins le 13 septembre 2017 où il s’entretient notamment avec Jean-Paul Agon, le PDG de L’Oréal.

DAISAKU IKEDA

Il est né le 2 janvier 1928 à Omori, près de Tokyo. Fils d’un pêcheur d’algues, il est le cinquième d’une famille de huit enfants. Sa jeunesse est marquée par la pauvreté et la maladie (il est atteint à la fois d’une pleurésie et de la tuberculose). Lorsque son père prend sa retraite à la suite de problèmes de santé, Daisaku Ikeda se voit contraint d’abandonner sa scolarité, en 1940. Mais il continue à se former de manière autodidacte. L’année suivante, le Japon entre en guerre. Ses quatre frères aînés sont enrôlés dans l’armée, et l’aîné est tué au combat en Birmanie. L’horreur et la dévastation dont il est témoin, nourriront par la suite, son engagement pour la paix2.

Il rencontre avec le bouddhisme en 1947, à l’âge de 19 ans, Daisaku Ikeda participe à une réunion de discussion de la Sōka Gakkai, il y rencontre Josei Toda, qu’il choisira comme maître spirituel. Il commence alors à pratiquer le bouddhisme de Nichiren sous sa conduite. Durant les dix années qui suivent, il soutient les efforts de Josei Toda visant à reconstruire la Sōka Gakkai, qui avait été détruite par le gouvernement militariste durant la Seconde Guerre mondiale.

PEMA CHÖDRÖM

Née Deirdre Blomfield-Brown en 1936 à New York, est une moniale bouddhiste, spécialiste du bouddhisme tibétain, auteur et enseignante de la Lignée Shambhala du bouddhisme tibétain, fondé par Chogyam Trungpa Rinpoché.

Auteur prolifique, elle a dirigé des séminaires et des retraites méditatives en Europe, en Australie et en Amérique du Nord. Elle habite et enseigne à l’Abbaye Gampo, monastère situé dans la Nouvelle-Écosse, au Canada.

BOUDDHA

Le titre de bouddha (terme sanskrit buddha « éveillé », participe passé passif de la racine verbale budh-, « s’éveiller » désigne une personne ayant, notamment par sa sagesse (prajñā), réalisé l’éveil, c’est-à-dire atteint le nirvāna (selon le hīnayāna), ou transcendé la dualité samsara (Saṃsāra)/nirvana (nirvāņa) (selon le Mahāyāna). Il peut être désigné par d’autres qualificatifs : « Bienheureux » (bhagavat), « Celui qui a vaincu » (Jina), « Ainsi-Venu » (Tathāgata).

L’appellation de bouddha peut donc référer à plusieurs personnes. Le bouddha le plus connu demeure le fondateur du bouddhisme, Siddhārtha Gautama, archétype du « bouddha pur et parfait » (samyaksambuddha).

2018-04-28T15:33:47+00:00